DÉVOTION JOURNALIÈRE Du 12 février 2025. LA FOI APOSTOLIQUE Références bibliques : Josué 20 : 1 – 9.

DÉVOTION JOURNALIÈRE Du 12 février 2025. LA FOI APOSTOLIQUE Références bibliques : Josué 20 : 1 – 9.

mars 29, 2025

DÉVOTION JOURNALIÈRE

Du 12 février 2025.

LA FOI APOSTOLIQUE

Références bibliques : Josué 20 : 1 – 9.

« Parle aux enfants d’Israël, et dis : Etablissez-vous, comme je vous l’ai ordonné par Moïse, des villes de refuge, où pourra s’enfuir le meurtrier qui aura tué quelqu’un involontairement, sans intention ; elles vous serviront de refuge contre le vengeur du sang. » (Josué 20 : 2,3)

Il est important de considérer avec compassion ceux qui blessent ou tuent involontairement d’autres personnes. Les accidents arrivent même aux bonnes personnes qui ne feraient jamais de mal à autrui intentionnellement.

Maryann Gray est une femme qui a vécu ce type d’événement dévastateur. Lorsque Maryann était une étudiante diplômée de vingt-deux ans, un jeune garçon a surgi devant sa voiture alors qu’elle conduisait sur une route sinueuse dans le sud de l’Ohio. Elle n’a pas pu s’arrêter à temps, et Brian, l’enfant qu’elle a heurté, est mort à la suite de cet accident.

Le système judiciaire a exonéré Maryann de toute responsabilité légale, mais elle a tout de même souffert. « Pendant vingt-cinq ans, j’ai pensé à Brian chaque jour », a déclaré Maryann à la National Public Radio dans une lettre qu’elle a également lue à l’antenne. Pendant plus de vingt ans, Maryann a parlé publiquement et a écrit fréquemment sur les défis auxquels sont confrontées les personnes qui blessent ou tuent accidentellement d’autres, et elle a finalement fondé un site web pour les individus impliqués dans ce type de tragédie. Aujourd’hui, le site et l’organisation dont il dépend, connue sous le nom de The Hyacinth Fellowship, viennent en aide aux personnes qui vivent avec la souffrance causée par le mal involontaire qu’elles ont causé.

La compassion qui a poussé Maryann à établir une telle organisation reflète la compassion divine qui a ordonné l’établissement des villes de refuge en Israël. Puisque ces villes étaient conçues pour fournir un lieu de protection, elles peuvent également être vues comme une illustration de Jésus-Christ et du refuge qu’Il offre à ceux qui se tournent vers Lui en temps de besoin.

Plusieurs similitudes peuvent être notées.

Comme les villes de refuge, Jésus est facilement accessible : Il est toujours prêt à entendre le cri de celui qui a besoin de Lui.
Tout comme les villes de refuge étaient ouvertes aux Israélites et aux « étrangers », Jésus offre la délivrance spirituelle à « celui qui veut ».
Les villes de refuge étaient un lieu où l’individu dans le besoin pouvait demeurer ; ceux qui viennent à Jésus en temps de besoin sont invités à demeurer « sous l’abri du Très-Haut » (Psaume 91 : 1).
Les villes de refuge constituaient le seul refuge pour une personne fuyant la vengeance ; sans cette protection spécifique, la mort était assurée. Seul Jésus offre délivrance et protection contre la mort spirituelle.
Enfin, celui qui s’enfuyait vers une ville de refuge devait rester dans ses limites pour rester en sécurité. Celui qui a trouvé protection sous le Sang de Jésus doit y rester pour demeurer spirituellement en sécurité.
Il y a une distinction clé entre ces anciennes villes d’Israël et le refuge trouvé en Jésus-Christ : les villes de refuge n’offraient protection qu’aux innocents. Quelle miséricorde que les coupables puissent venir à Jésus ! Grâce à Sa grande compassion envers l’humanité, nous pouvons échapper à la mort et trouver un lieu de délivrance, de refuge et de sécurité en Lui.

CONTEXTE

Des années avant le texte d’aujourd’hui, Dieu avait instruit Moïse que les enfants d’Israël devaient établir des villes de refuge lorsqu’ils entreraient dans le pays de Canaan (voir Exode 21:12-14 ; Nombres 35 ; Deutéronome 4:41-43, 19:1-13).

Le rôle de ces villes était de prévenir l’injustice, spécifiquement de protéger les individus qui tuaient une autre personne accidentellement, sans aucune intention préalable de le faire. Six villes de ce type ont été choisies : trois de chaque côté du fleuve Jourdain.

La loi mosaïque soulignait le caractère sacré de la vie. Le principe de la peine capitale est basé sur Genèse 9 : 6; et le fait que lorsqu’un acte de meurtre reste impuni, il souille une terre (voir Nombres 35:31, 35:33-34). Dans une société tribale où aucune autorité gouvernementale centrale forte n’existait, la pratique de demander le sang pour le sang protégeait la vie.

En Israël, la responsabilité de rechercher et de punir le crime incombait aux familles des victimes. Les mots « vengeur du sang » dans le verset 3, sont une traduction du mot hébreu goel, qui dans ce contexte signifie le représentant désigné de la famille de la victime, chargé de veiller à ce que la justice soit rendue.

Les villes de refuge ont été établies pour prévenir des représailles émotionnelles et peut-être injustes. Une personne qui a versé du sang « involontairement, sans intention » pouvait fuir vers l’une de ces villes et bénéficier d’une protection ordonnée par Dieu jusqu’à ce que les circonstances entourant la mort de la personne, soient pleinement examinées et son innocence établie.

Le verset 4 explique comment le refuge était accordé : il était d’usage que les anciens et les juges d’une ville s’asseyent près de ses portes ; c’était là que les affaires étaient traitées et les questions juridiques résolues. Lorsqu’une personne fuyant un vengeur du sang arrivait dans une ville de refuge, elle exposait son cas aux anciens.

Le verset 6 indique que la personne en fuite pouvait s’attendre à être protégée tant qu’elle restait dans les murs de la ville jusqu’à ce que son cas soit entièrement entendu, et jusqu’à la mort du souverain sacrificateur alors en fonctions. Cet événement établissait apparemment quelque chose comme un « délai de prescription » pour le temps durant lequel la rétribution pouvait être exigée. Après le décès du souverain sacrificateur, le responsable d’un homicide était libre de retourner chez lui et était légalement protégé contre la colère du vengeur du sang.

La répartition des villes de refuge à travers Israël, décrite dans les versets 7et 8, montre qu’elles étaient bien positionnées dans tout le pays. Peu importe où une personne résidait en Israël, elle était probablement à une journée de marche d’une des villes désignées.

Le chapitre se termine au verset 9 par une réaffirmation du but de ces villes de refuge. Elles n’étaient pas seulement au bénéfice des Israélites, mais aussi pour « l’étranger en séjour au milieu d’eux » (verset 9). La justice de Dieu s’appliquait à tous impartialement.

REGARDER DE PLUS PRÈS

1. Qui a ordonné l’établissement des villes de refuge à travers Israël ?

2. Selon vous, dans le verset 3, quels sont les deux mots qui sont particulièrement significatifs ? Pourquoi ?

3. De quelles manières Jésus a-t-il été une « ville de refuge » pour vous ? Quels actes pouvez-vous poser pour vous assurer de rester dans les limites de Sa protection ?

CONCLUSION

Christ Jésus est le lieu de refuge pour les pécheurs, et dans Sa grande compassion pour l’humanité, Il invite tous à venir à Lui.

(1) Jonaki Mehta, « Maryann Gray a consacré sa vie à défendre les personnes qui ont accidentellement tué d’autres », National Public Radio, 12 avril 2023, https://www.npr.org/2023/04/12/1169257508/maryann-gray-hyacinth-fellowship-accidental-death.