Lecture Quotidienne : 25/09/2019 Actes 3: 1-26
DÉVOTION JOURNALIÈRE
Du 25 septembre 2019.
ÉGLISE LA FOI APOSTOLIQUE
Lecture biblique : Actes 3: 1-26
« Pierre, voyant cela, dit au peuple: Hommes Israélites, pourquoi vous étonnez-vous de cela? Pourquoi avez-vous les regards fixés sur nous, comme si c’était par notre propre puissance ou par notre piété que nous eussions fait marcher cet homme? Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate, qui était d’avis qu’on le relâchât. » (Actes 3: 12-13)
Quand je grandissais, notre famille a vécu un rituel similaire à chaque saison de Noël.
Maman et Papa faisaient comme s’ils avaient complètement oublié que les vacances approchaient.
Ils ne nous demandaient jamais de faire une liste des jouets et d’articles que nous voulions.
Nous ne les voyions jamais quitter la maison pour aller acheter les cadeaux de Noël, ni ne voyions non plus aucun cadeau emballé et mis de côté pour être ouvert le jour de Noël.
Nous parlions entre nous de ce manque de preuves avec tristesse mêlée d’angoisse, tout en nous demandant si nos parents nous aiment vraiment?
Tandis que nous manifestions cette consternation enfantine devant eux, croyant qu’ils ont oublié l’événement qui arrive, mes parents, eux, faisaient tranquillement des plans, achetaient des cadeaux de Noël et les cachaient.
Ils ne nous ont jamais laissés tomber. Sans faute, nos parents nous offraient des cadeaux pour que nous puissions les ouvrir le matin de Noël, et nous aimions célébrer ensemble.
Il nous a fallu des années avant de comprendre l’amusement dont jouissaient nos parents grâce à cette ruse annuelle.
En rétrospective, je me demande pourquoi nous avions toujours pensé qu’ils nous oublieraient.
Cette fausse pensée n’a fonctionné qu’en raison de la faiblesse de notre confiance en nos parents.
Nous aurions dû savoir que si nos parents ont les moyens de nous offrir des cadeaux le jour de Noël, ils le feraient certainement.
Même si c’était difficile, ils feraient tout ce qu’ils pourraient pour rendre notre Noël génial.
Nous aurions dû le savoir, car nous savions combien ils nous aimaient.
Dans nos versets du jour, nous voyons Pierre essayant de faire la même chose au peuple juif qui a été témoin de la guérison de l’homme boiteux de naissance.
Quand l’homme s’était mis debout, et qu’on le voyait marcher, sauter et louer Dieu, Pierre demanda aux spectateurs pourquoi ils s’émerveillaient.
Il expliqua qu’ils ne devraient pas espérer moins du « Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères».
Ce n’était pas un Dieu qui leur était étranger.
Contrairement aux Païens qui n’avaient aucune connaissance de Dieu, les Juifs L’avaient connu toute leur vie!
Il avait fait des miracles à plusieurs reprises dans l’histoire de leur pays, alors pourquoi ont-ils été étonnés de cet événement?
L’idée sous-jacente de Pierre était que Jésus-Christ était leur messie promis.
Ils ne devraient donc pas être surpris lorsque des œuvres étaient accomplies par son nom. Après tout, les anciens prophètes avaient prédit de telles œuvres.
Certes, il y a toujours de la place pour les croyants d’avoir une crainte respectueuse et de s’émerveiller des miracles accomplis par Dieu.
Cependant, nous devrions également nous attendre à ce que le Dieu que nous connaissons se manifeste dans nos vies de manière miraculeuse lorsque nous avons le plus besoin de Lui.
Après tout, nous savons qu’Il nous aime et qu’Il a déjà travaillé pour nous auparavant!
Quels sont les défis auxquels vous faites face dans la vie aujourd’hui?
Vous attendez-vous à ce que Dieu apparaisse et déplace ces défis pour Son honneur et Sa gloire?
Rappelez-vous, vous pouvez toujours compter sur Lui . . . parce qu’Il vous aime.
Contexte
Les apôtres habitaient à Jérusalem et se trouvaient donc à proximité du centre de la vie juive, le temple d’Hérode.
En tant que Juifs, Pierre et Jean et les autres disciples assistaient aux différents services des cultes.
Le temple d’Hérode était un complexe avec plusieurs cités ou cours où l’accès était progressivement restreint.
Tout le monde était autorisé à se rassembler dans la cour extérieure du temple. De là, le peuple juif pouvait pénétrer dans la zone qui lui était exclusivement réservée. (Les païens qui tentaient d’aller au-delà de la cour extérieure étaient passibles d’une peine, voire de la peine de mort.)
La première des cours intérieures était celle où les femmes juives étaient autorisées à aller; la zone suivante était exclusivement réservée aux hommes juifs purifiés rituellement; et la cour la plus intérieure était réservée aux prêtres du temple.
Il existe un débat entre les étudiants de la bible sur l’emplacement exact de la Porte, appelée « La Belle », bien qu’il s’agisse probablement de ce qu’on appelle aussi la porte Nicanor.
Cependant, cela pourrait être une porte séparant la cour extérieure où les Gentils (païen) étaient autorisés à entrer, de la zone intérieure où seuls les Juifs pouvaient entrer.
Ainsi, non seulement les habitants de Jérusalem, mais également une multitude de gentils et de juifs craignant Dieu et en pèlerinage dans le temple auraient assisté à la guérison du boiteux.
Ce lieu a fourni à Pierre et à Jean une occasion unique de témoigner du pouvoir de Jésus-Christ auprès d’un public nombreux et varié.
En particulier, cela a permis aux disciples de mettre au défi un public juif de reconnaître que Jésus était le Messie.
Traditionnellement, de nombreuses personnes atteintes de maladies de tous genres étaient assises à la Belle Porte pour demander l’aumône (argent, nourriture ou autres dons donnés aux pauvres ou aux nécessiteux).
Nul doute que cet homme boiteux que Pierre et Jean ont guéri était un spectacle familier. Ainsi, sa guérison était clairement un authentique miracle de Dieu.
Ses actions de sauter et de marcher, ainsi que ses paroles de louange à Dieu, étaient un témoignage de l’événement miraculeux qui s’était produit.
Aucune personne présente ne pouvait nier le pouvoir de Jésus-Christ, ni ignorer le message que Pierre avait proclamé après le miracle.
Le sermon de Pierre a répété le thème de «repentance » qui a caractérisé son premier sermon (trouvé au chapitre 2). Il a exhorté ses auditeurs à se «repentir et à se convertir» (verset 19).
Le verbe traduit par se repentir signifie littéralement «revenir» ou «revenir à nouveau». Le résultat serait que leurs péchés seraient effacés.
Les versets 22 et 23 sont probablement une paraphrase de Deutéronome 18:15, 18-19.
Au verset 24, Pierre établit que Samuel était le premier d’une succession de prophètes qui avaient annoncé la venue du Messie.
Il a conclu son message en rappelant à ceux qui l’écoutaient qu’ils étaient «les enfants des prophètes» (verset 25), les héritiers légitimes des promesses faites par les prophètes.
L’expression «à vous d’abord» (verset 26) confirme que le plan de Dieu était que le message du salut soit d’abord transmis aux Juifs, puis diffusé dans le monde entier par eux.
Regarder de plus près
1. Qu’est-ce que Pierre et Jean ont offert au boiteux au lieu de l’aumône qu’il avait demandée?
2. Quelle était l’implication derrière les paroles de Pierre: «Au nom de Jésus-Christ de Nazareth. . . “?
3. Y a-t-il des moments dans votre vie où vous ne vous attendez pas à ce que Dieu fasse les choses qu’Il a promises de faire dans Sa Parole? Que pouvez-vous faire pour réveiller votre foi et avoir l’espérance de Pierre et de Jean?
Conclusion
Après la guérison du boiteux, Pierre avait trouvé une occasion de prêcher aux spectateurs ébahis et a commencé par confronter leur étonnement.
Son but et son désir était de les aider à voir que Jésus-Christ, au nom duquel le miracle s’était produit, était bien le Messie prophétisé par leurs ancêtres.